Notre vie, seules et ensemble au désert

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Le choix de notre implantation à Profondval évoque pour nous deux réalités aimées : la proximité de la cité des hommes – Louvain-la-Neuve est à moins de 1500 mètres – et le désir, déposé en nous par Dieu, de vivre pour lui seul, dans la solitude du carmel.

Soeurs en prière

Le désert n’est là que pour conduire au lieu décisif de notre vie : le cœur. « C’est pourquoi je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur » (Osée 2,16).

Lieu de la rencontre avec le Seigneur. Lumineux « château intérieur » en lequel chaque être humain est attendu par Dieu et invité à entrer plus profondément, de demeure en demeure.

Une sœur au jardin

Le Seigneur nous a attirées à lui en ce désert pour qu’il fleurisse et devienne jardin, au service de l’Eglise. Cet appel commun est le socle de notre vie fraternelle. Temps de solitude et temps communautaires, parole et silence tissent la trame de nos journées et de notre être à Dieu, à nous-mêmes et à l’autre.

La solitude du Carmel est le creuset de l’amour. Chaque matin nous avons à ouvrir nos mains à l’Autre et aux autres, à quitter toujours à nouveau les critères de la mondanité et de l’individualisme, de la possession et de la dispersion pour ceux des Béatitudes. Lieu du combat spirituel, où Dieu seul est notre sauveur. Lieu de naissance à notre personnalité la plus vraie. Long cheminement. Peu à peu nous nous laissons apprivoiser par le Seigneur en toutes les strates de notre être, ajuster par le pardon de Dieu et des sœurs pour accueillir notre identité d’enfant du Père.

Solitaire, une aventure intérieure est toujours ecclésiale, communautaire. Dans le secret de chacune, nous expérimentons, dans nos chutes comme dans nos avancées, combien nous sommes liées à tous nos frères et sœurs.

Chacune vit une journée de solitude par mois et une retraite personnelle de douze jours par an, outre la retraite communautaire.