Travail

Une sœur travaille à l’ordinateur, une autre au jardin, une dernière fait de la couture.

Chacune de nous met au service de la communauté ses énergies et ses dons. La réalité quotidienne nous requiert abondamment comme dans toute maison où il y a de la vie : la cuisine, l’entretien du monastère, le jardinage – tant au potager que pour le grand jardin nécessaire à notre type de vocation –, la couture des vêtements, le travail administratif, le soin des sœurs aînées ou malades, la bibliothèque, la préparation de la liturgie, l’accueil, le service de la Fédération des carmélites…

A travers ces activités toutes simples, nous cherchons à demeurer en présence du Seigneur. Notre quotidien est appelé à devenir prière, comme notre prière est appelée à gagner le champ de toutes nos activités. C’est pourquoi nous travaillons, autant que possible, dans le silence et la solitude.

Le travail se vit entièrement dans le monastère. Un apostolat direct, même au monastère, n’entre pas dans notre mission. Notre apostolat spécifique est celui de la prière.

« A l’imitation du Christ qui a voulu travailler de ses propres mains à Nazareth, et dans l’obéissance aux prescriptions de la Règle, les moniales se soumettront à la loi commune du travail.

Elles auront conscience que le travail est, lui aussi, un moyen de s’associer à l’œuvre rédemptrice du Christ.

Le choix de la pauvreté, élément fondamental du Carmel thérésien, exige le détachement des biens terrestres, l’humilité et la sobriété dans l’usage des choses, l’assiduité dans le travail et l’abandon confiant à la Providence. »

— Constitutions des Carmélites

Père très bon,
toi qui as confié la terre aux hommes
pour qu’ils la gardent et la travaillent,
pour qu’ils puissent progresser en s’entraidant,
donne-nous de mener nos travaux
avec un esprit filial envers toi
et un esprit fraternel envers tous.

La sacristine apporte le calice pour la Messe, une sœur coupe les légumes pour le dîner, une autre arrange les perches pour les haricots au potager.