Vie fraternelle

Communauté

Sainte Thérèse d’Avila, dans sa réforme, a voulu une vie fraternelle forte. C’est pourquoi elle a fondé des petites communautés où les sœurs puissent se connaître et vivre dans un climat familial. Chaque jour, une « récréation » nous rassemble pour un temps de rencontre dans la joie et la détente, tandis que chaque semaine, en réunion communautaire, nous échangeons sur des questions qui touchent le cœur de notre vie. La diversité d’âges et, dans notre cas, de nationalités – belge, malgache et lettone – enrichit nos relations. À longueur de journée, à longueur de vie se construit l’amitié fraternelle.

« La communauté thérésienne n’est pas le paradis sur terre, même si parfois Thérèse en a parlé comme du ciel sur terre. Et c’est pour celle-là que nous sommes appelés à nous engager, à travailler, à nous donner “de tout notre cœur, de tout notre esprit, de toutes nos forces.”

C’est un lieu de liberté, mais pas nécessairement de “bien-être” ; de paix, mais pas de repos ; d’amour, mais pas de consolation sentimentale.

C’est une communauté qui, pour être construite, demande une bonne dose de solitude, de savoir être seul à seul avec Dieu et avec nous-mêmes.

En ce lieu, la personne humaine révèle son visage, qui est l’image du visage de Dieu.

De cette forme, nous sommes responsables devant l’Église et le monde d’aujourd’hui et aucune œuvre, aucune activité, aucun service ne pourront la remplacer. »

Père Saverio Cannistrà o.c.d.
Père Général de l’Ordre

Faire de l’Église la maison et l’école de la communion. Jean-Paul II
Cette invitation de Jean-Paul II à chaque baptisé interroge notre vie fraternelle. En vue d’un témoignage demandé pour la fête de la Vie Consacrée, nous avons échangé sur ce thème en réunion communautaire. Extraits :

  • Une maison de la communion Nous sommes à l’intérieur de cette maison, et nous y sommes chez nous : c’est la Trinité, c’est l’Église. On y est reçu, accueilli. C’est un don.
  • Une école de la communion Sainte Thérèse parlait de ses carmels comme de petits « collèges du Christ », où « toutes sont appelées à s’aimer ». École de vérité, qui fait tomber nos illusions – sur nous-mêmes et sur les autres–, école de connaissance de soi, et aussi de Dieu qui habite la communauté. Expérience paradoxale : la vie de communauté est école de solitude par le décapage que l’amour réalise. Toujours ensemble en un même lieu, l’autre reste un mystère, mystère à respecter. Un défi : aimer comme Jésus aime, de son amour à lui, et regarder comme il regarde… Parfois on y arrive, parfois pas. Cette grande proximité forge énormément. C’est quelque chose qui oblige à aller très loin en profondeur, à sortir de nous–mêmes, à nous décentrer. « Quand je suis entrée, j’ai réalisé que la vie fraternelle est importante pour nous et j’ai réalisé que c’est cela qui nous forme à la vie contemplative. » […]

Lire le texte complet →

Répétition